Facebook a planté, pas le seul de ses ennuis.

#facebookdown n'est pas le seul problème de Mark Zuckerberg.

Lundi 4 octobre, l’ensemble des services de Facebook a planté. Facebook, Messenger, WhatsApp et Instagram furent inaccessibles durant de longues heures avant un retour à la normale durant la nuit. Et si Twitter s’en est amusé, les ennuis de Facebook ne se limitent pas à cette seule panne.  

En dérivant quelque peu des propos de Léon Zitrone, les marketeurs sont arrivés à cette maxime bien connue : Peu importe comment on parle de vous, l’important c’est qu’on parle de vous. Sauf qu’hier, l’exercice a montré ses limites. Car à parler du #facebookdown de lundi, c’est Twitter & co qui en ont profité. Le réseau social à l’oiseau a enregistré un pic de fréquentation lundi soir. Sur son compte officiel le réseau social s’est amusé de l’évènement sans le nommer. Ce tweet de seulement 3 mots (« salut tout le monde, littéralement ») a réalisé une performance remarquable : Il a été retweeté plus 571 000 fois. À titre de comparaison, d’ordinaire, l’engagement de ce compte est 20 à 30 fois inférieur.

Pourquoi Facebook a planté ?

Officiellement, « un changement de configuration défectueux » des serveurs est à l’origine de la panne. Les milliards de personnes connectés aux divers réseaux n’en sauront pas plus. Et pour cause ! Lundi soir, l’évènement a fait plonger le titre de 4,89% à la bourse des nouvelles technologies à New-York, le Nasdaq.

Facebook menacé de démantèlement

Pour Facebook, le contexte est déjà compliqué. Tout d’abord parce qu’une lanceuse d’alerte (Frances Haugen) a dénoncé que la firme de Palo Alto préférait « le profit à la sûreté de ses utilisateur ». Conséquence, le titre Facebook dévisse de 15% depuis septembre. Rassurons-nous, le titre reste dans le vert de 19,43% depuis le 1er janvier.

Frances Haugen doit s’expliquer devant la commission du commerce du sénat ce mardi 5 octobre. Elle reviendra sur ce qu’elle a confié sur CBS mi-septembre : Les recherches d’Instagram pour déterminer les effets sur la santé mentale des adolescents. Ainsi que les faveurs de Facebook en matière de modération vis-à-vis des certaines célébrités, influenceurs et responsables politiques. Le joueur du PSG, Neymar, a notamment été cité.

Autre problème pour Zuckerberg, les plaintes de la Federal Trade Commission mais aussi de 48 Etats en coalition pour entrave à la concurrence. Si bien que la justice pourrait imposer à Facebook de se séparer d’Instagram et WhatsApp. Rappelons que WhatsApp a été racheté par Facebook en 2012 pour un milliard de dollars. En 2014 pour 19 milliards de dollars s’agissant d’Instagram !

Pour résumer, Mark Zuckerberg connaîtra une fin d’année 2021 compliquée.

Sources : FranceInfo, Le Monde, LesEchosInvestir

Illustration : Unsplash / Jeremy Bezanger

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